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Le plan Station 5 · Les bassins

Nager dans les piscines de Paris : horaires, lignes d'eau et bons réflexes

Quarante-trois piscines municipales, des horaires qui bougent au fil du calendrier, des lignes d'eau parfois bondées : nager à Paris demande un peu de méthode. Voici celle d'un nageur régulier, qui a appris à lire un panneau d'horaires avant de sortir son bonnet.

Quarante-trois bassins, autant d'horaires

La Ville compte 43 piscines municipales, auxquelles s'ajoutent 9 bassins-écoles. Chacune a sa propre grille d'ouverture au public, et c'est le premier piège. De septembre à juin, la journée en semaine appartient souvent aux scolaires, et le soir en semaine aux clubs. Le public nage entre ces créneaux, tôt le matin, à l'heure du déjeuner, en fin de soirée selon les établissements, et plus largement le week-end.

Pendant les petites vacances scolaires et en juillet-août, tout change : les horaires d'ouverture au public sont élargis. Bonne nouvelle, mais il faut le savoir pour ne pas se fier à ses habitudes. La plupart des piscines ferment aussi le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 15 août et le 25 décembre.

Bassin de plein air vide, eau calme et lignes de nage tendues
Un bassin vide, le rêve de tout nageur

Le bon réflexe tient en une ligne : consulter la fiche de la piscine sur paris.fr avant de partir, ou regarder le panneau affiché à l'entrée. Les fermetures ponctuelles pour entretien existent aussi, et rien n'est plus frustrant qu'un rideau baissé avec le sac de piscine à l'épaule.

Éviter la foule

La file d'attente du dimanche matin est un classique parisien. On y voit des familles entières, des nageurs pressés, des enfants déjà en maillot sous le manteau. Si vous pouvez choisir, visez plutôt :

À l'inverse, les jours de pluie pendant les vacances, les après-midi de week-end et les premières journées chaudes font salle comble. Un même bassin peut être paisible à 7 heures et ressembler à un quai de métro à 18 heures.

Choisir sa ligne d'eau

Dans la plupart des piscines, les lignes d'eau sont signalées par niveau ou par allure : nage lente, nage moyenne, nage rapide, et parfois une ligne réservée à un usage précis. Soyez honnête avec vous-même. Mieux vaut doubler de temps en temps dans une ligne lente que ralentir tout le monde dans une ligne rapide.

On nage en file, en tournant dans un sens convenu, généralement en restant à droite de la ligne. Pour dépasser, on touche légèrement le pied de la personne devant, qui laisse passer au mur. Et l'on ne stationne pas en plein milieu du mur pour discuter : on se range dans un coin.

Billetterie, tarifs et accès

La billetterie se fait en ligne ou sur place : entrée à l'unité, carte de 10 entrées, abonnement. Le prix reste un tarif municipal de quelques euros, et un tarif réduit existe notamment pour les Parisiens de moins de 26 ans, ainsi que pour d'autres publics précisés sur paris.fr. Quelques établissements ont une tarification spécifique, comme Pontoise dans le 5e, Joséphine-Baker dans le 13e ou Pailleron dans le 19e.

Le bon réflexe. Si vous comptez nager chaque semaine, faites le calcul entre la carte de 10 entrées et l'abonnement : le choix dépend surtout de votre régularité réelle, pas de vos bonnes résolutions.

Certaines piscines sont découvrables ou disposent d'un solarium : en juillet et en août, nager sous le ciel change tout.

Quelques bassins qui valent le trajet

La piscine Georges-Vallerey, avenue Gambetta dans le 20e, près de la porte des Lilas, a été construite pour les Jeux olympiques de 1924. Son bassin de 50 mètres est un luxe pour qui aime les longueurs sans virage tous les vingt-cinq mètres.

La Butte-aux-Cailles, place Paul-Verlaine dans le 13e, compte parmi les plus anciennes piscines de Paris, avec des bassins extérieurs. Toujours dans le 13e, Joséphine-Baker flotte sur la Seine : nager au fil du fleuve, sans jamais quitter un bassin surveillé, a quelque chose de joyeux. Pontoise, dans le 5e, et Pailleron, dans le 19e, ont aussi leurs fidèles.

Lignes d'eau enroulées sur leur tambour au bord d'un bassin
Les lignes rangées, avant ou après le public

Un mot de prudence au passage : la Seine accueille aux beaux jours des sites de baignade surveillés, ouverts seulement aux endroits autorisés. Partout ailleurs, la baignade dans le fleuve et les canaux reste interdite et dangereuse.

Progresser en nage

Nager, ce n'est pas seulement aligner des longueurs de brasse la tête hors de l'eau. Pour progresser, variez : quelques longueurs souples, puis des séries courtes avec récupération au mur, puis un retour au calme. Alternez les nages, même mal au début. Un dos crawlé détend les épaules après une semaine passée devant un écran.

Les piscines proposent aussi des séances encadrées, leçons ou activités aquatiques, sur inscription. Quelques séances avec un maître-nageur suffisent souvent à corriger une respiration trop courte ou des jambes qui coulent. Côté énergie, nager à jeun le matin ne réussit pas à tout le monde : la page consacrée à l'assiette de celui qui bouge aide à trouver le bon moment pour manger. Et après une grosse séance, les conseils pour souffler après l'effort valent aussi pour les nageurs. Les jours sans piscine, une séance aux agrès du quartier complète bien la nage.

Le savoir-vivre au bassin

La douche avant d'entrer dans l'eau n'est pas une option. Les règles de tenue varient d'un établissement à l'autre : renseignez-vous à l'accueil. On marche au bord du bassin, on ne court pas. On range le matériel emprunté, planche ou pull-buoy, à sa place. Et l'on garde son humeur pour soi quand quelqu'un nage la brasse en diagonale dans la ligne rapide : un mot gentil au mur règle presque tout.

Repères de pratique, pas une consultation : une douleur qui s'installe, un malaise ou un essoufflement inhabituel à l'effort se montrent à un médecin.