Le plan Station 6 · Les terrains
Terrains de sport en accès libre à Paris : basket, foot, pistes et tennis
Un panier entre deux immeubles, une piste rouge au bout d'une rue, un court qu'on réserve la veille : Paris est plein de terrains où jouer sans adhérer à rien. Encore faut-il savoir lire les horaires et les usages de chacun.
Les TEP, ces terrains qu'on ne voit plus
On passe devant sans les regarder : un grillage, un sol bitumé ou synthétique, deux paniers, parfois des cages de foot. Ce sont souvent des TEP, pour terrains d'éducation physique. La Ville en compte plus de 60 en accès libre dans les quartiers. Certains sont ouverts aux sportifs individuels selon des horaires affichés, d'autres sont réservés à certains moments aux écoles ou aux associations.
Le terrain Dupleix, sous le métro aérien du boulevard de Grenelle dans le 15e, résume bien l'esprit : on joue au ballon pendant que la rame passe au-dessus, et personne n'y trouve rien d'étrange.

Avant d'y aller, cherchez le panneau à l'entrée. Il indique les heures d'ouverture et, souvent, les créneaux réservés. Un règlement des équipements sportifs s'applique aussi, et il vaut la peine d'être lu une fois. Il n'est pas là pour gâcher la partie, il permet surtout que le lieu reste ouvert.
Basket, foot à 5 et ping-pong
Le basket est sans doute le sport roi des terrains de quartier. La règle tacite la plus répandue : l'équipe qui gagne reste, celle qui perd laisse sa place à ceux qui attendent sur le banc. Si vous arrivez seul, demandez simplement « on peut faire le prochain ? ». La réponse est presque toujours oui.
Pour le foot à 5, les petits terrains grillagés se prêtent bien aux parties improvisées. Gardez en tête que les tirs puissants à travers un grillage font du bruit, et que des fenêtres donnent souvent sur le terrain. Le soir, baissez d'un ton.
Les tables de ping-pong en béton, enfin, sont le trésor oublié des squares. Il suffit d'une raquette, d'une balle et d'un partenaire de bonne humeur. Prévoyez des balles de rechange : les buissons alentour en avalent beaucoup.
Courir sur une piste d'athlétisme
La Ville dispose de 33 pistes d'athlétisme sur ses équipements. L'accès y est généralement libre, selon les horaires affichés dans chaque stade et sur des créneaux dédiés. Certaines pistes ne sont pas ouvertes au public : vérifiez avant de vous déplacer. Le stade Charléty, boulevard Kellermann dans le 13e, et le centre sportif Bertrand-Dauvin, dans le 18e, font partie des adresses connues.
Sur la piste, le code de la route s'applique presque à la lettre. On respecte le sens de circulation indiqué et l'on partage les couloirs. L'usage veut que les couloirs intérieurs soient laissés à ceux qui vont vite, les couloirs extérieurs à ceux qui récupèrent ou marchent. On ne s'arrête jamais net au milieu d'un couloir, comme on ne bloquerait pas les portes d'une rame à l'heure de pointe. Et l'on regarde derrière soi avant de changer de couloir.
Pour un fractionné, la piste a un avantage imbattable sur les quais : les distances sont connues, le sol est régulier, et l'on peut se concentrer sur son allure.
Le tennis, sur réservation
Les courts de tennis municipaux ne sont pas en accès libre au sens strict : ils se réservent. La Ville met à disposition des centres sportifs avec courts, et la réservation se fait en ligne via le service Paris Tennis. On peut y créer un compte dès 13 ans. Les créneaux s'ouvrent 7 jours à l'avance à 8 h, et les courts accueillent les joueurs de 8 h à 22 h du lundi au samedi, de 8 h à 18 h le dimanche.
Les créneaux du soir et du week-end partent vite. Un petit matin de semaine, en revanche, laisse souvent le choix du court.
Trouver des partenaires
Jouer seul sur un terrain collectif a ses limites. Quelques pistes pour compléter une équipe :
- arriver à une heure où le terrain est animé et proposer de se joindre à une partie ;
- revenir aux mêmes heures, les habitués finissent par vous reconnaître ;
- en parler autour de soi, au travail ou dans l'immeuble ;
- profiter des cours gratuits du dimanche matin pour rencontrer d'autres sportifs.
Si le terrain est vide, rien n'empêche de faire autre chose : tirs au panier en solitaire, montées de genoux, ou une séance de poids du corps sur les agrès voisins. Pour savoir quel lieu convient à quel usage, le plan de poche rassemble les repères essentiels.

Un dernier mot sur la sécurité : par forte chaleur, jouez tôt ou tard, gardez de l'eau à portée de main, et arrêtez-vous si la tête tourne. En cas d'urgence, le 15 ou le 112.
Passer du terrain au club
Un jour, la partie du jeudi soir ne suffit plus. On veut un entraîneur, des matchs, un maillot. Les clubs et associations parisiens sont nombreux, et beaucoup d'activités ont lieu dans les centres sportifs municipaux. Le site « Que faire à Paris » permet de chercher une activité par sport et par quartier. Pour les 6-17 ans, des dispositifs comme Réduc'Sport ou le Pass'Sport aident les familles à financer une inscription : les conditions sont précisées par la Ville et l'État.
Entrer dans un club, c'est aussi découvrir son envers : les bénévoles qui ouvrent le gymnase, tiennent la buvette ou arbitrent les plus jeunes. Si l'envie vous prend de passer de l'autre côté du grillage, la page sur la façon de donner un coup de main dans un club explique comment s'y prendre.
Repères de pratique, pas une consultation : une douleur qui s'installe, un malaise ou un essoufflement inhabituel à l'effort se montrent à un médecin.